Réflexion
sur l'opposition Saturne-Neptune
Le 31 Août
2006 Saturne et Neptune formaient un aspect d'opposition dans
l'axe Lion-Verseau.dans les
18ème degrés symboliques.
Le Noeud Nord, symbole du dharma se trouvait au 26ème degré
symbolique des Poissons et son symbole indiquait :
"Contemplant
le mince croissant de lune au crépuscule, chacun comprend que l'heure
est venue de
mener à bien ses projets"
"L'énoncé
à l'origine plutôt obscur de ce degré symbolique, "une nouvelle lune
qui divise ses
influences,
une
fois traduit concrètement, évoque le fait que, face à une réorientation
possible de son énergie, l'homme moderne réagira selon son tempérament
propre. Un même influx cosmique et spirituel
provoquera une réaction différente chez chacun; autant d'hommes, autant
d'attitudes.
Dans
toute société
portant aux nues l'individualisme, chacun devrait s'en faire une raison
et s'abstenir de contraindre autrui à se conformer à un comportement
stéréotypé." ....Cette évolution devrait mener à comprendre l'ERREUR
TOTALITAIRE" : de temps à autre nous pouvons tous agir en despotes,
exigeant que les autres réagissent exactement comme nous en toute
circonstance."
(extrait des
symboles sabian de D. Rudhyar)
Le 7 Décembre 2006, Saturne devenait rétrograde pour reformer un aspect
d'opposition
à Neptune le 28 Février 2007, au 21ème degré symbolique du même axe.
Saturne reprend
sa course directe le 20 Avril 2007 pour à nouveau former l'aspect
d'opposition avec Neptune
le 25 Juin 2007.
Nous constatons qu'entre le premier aspect d'opposition et le 3ème, il
s'est écoulé 10 mois et
entre
les deux,
une phase de rétrogradation qui nous donnait l'occasion de nous
interroger sur la voie à suivre vers le chemin de Neptune.
Germaine Holley disait de cet aspect d'opposition entre les deux
planètes, qu'il "indique que la maturité
ne peut être obtenue qu'à condition que le natif ne cherche pas à vivre
uniquement sur le
plan d'un monde idéal d'autant plus fascinant qu'il ne se
montre pas en clair
..."
La phase de rétrogradation n'était pas anodine dans le contexte vécu
par la société française à ce moment-là puisqu'une élection présidentielle a eu lieu et qu'au
deuxième tour restaient deux personnages que tout opposait sur leur idéal, bien que porteur, chacun
à leur manière d'une certaine rigidité pour ne pas dire schlérose.
Cet aspect particulier mettait en avant
deux symboles forts. La structure admise et limitée de
la société, les bases sur lesquelles elles s'est construite. En
l'occurence c'est dans le signe du Lion, symbole de l'expression
individuelle que se trouve Saturne. La rétrogradation nous
interroge sur la valeur de la structure, de l'autorité, de l'éducation.
L'individualisme et l'égoïsme sont concernés.
En face, dans le signe du Verseau, se
trouve Neptune, symbole de totalité, d'unité, d'intégration de tous les opposés, d'amour inconditionnel.
Si nous cherchons la dernière
conjonction entre les
deux planètes, il faut remonter au 13 Novembre 1989 ! une année
importante puisque c'était le bi-centenaire de la révolution française de 1789 !
Saturne et Neptune occupaient le 11ème degré symbolique du Capricorne :
"Une
myriade de faisans dans le parc d'un château"
"Toute
vie implique
une hiérarchie de valeurs, depuis l'état brut jusqu'à l'état affiné, de
l'ébauche grossière à la magnificence de la forme. Les manipulations
génétiques nous permettent de créer de nouvelles
espèces, ou, du moins
d'améliorer
foncièrement celles que l'on trouve dans la nature.
cette
aptitude est à la base de tous les mécanismes culturels. La terre
inculte se change en jardins d'une
aristocratie ayant le temps, le goût et l'argent de favoriser ou
encourager la création de formes resplendissantes.
C'est ce que la dynamique sociale produit sous son aspect le plus
élevé."
"Ce
symbole nous
montre comment il est possible de coopérer avec la nature en créant
beauté et élégance par la mise à profit tant du talent que du moment.
Le mot clé est ARISTOCRATIE"
(extrait
des symboles sabian de D. Rudhyar)
Cette année 1989 a été marquée par des évènements importants
comme la chute du mur de Berlin symbole de la fin de l'ingérance communiste dans les pays de l'Est. Du
moins en partie.
Neptune venait de "dissoudre" une structure autoritaire, totalitaire. A
cette époque le besoin d'un nouvel ordre semblait donner des signes de vie dans un
contexte assez flou de mondialisation.
Et presque 20 ans après, qu'est-ce que
cette phase objective d'opposition nous montre ?
Que le modèle marxiste a échoué. Que le modèle capitaliste est en train
de faire de même, que le système sur lequel s'appuye l'humanité toute entière est illusoire.
On le savait bien avant, mais c'est devenu de plus en plus visible, réel. Avons-nous transformé nos
"terres incultes" en "jardins resplendissants" ? Bien au contraire, nous avons détruit des milliers
d'hectares supplémentaires, pollué de nouvelles zones vierges et pures, créé encore plus de
pauvreté et permis l'enrichissement de quelques dirigeants de multinationales sans scrupules. L'exclusion
est devenue encore plus forte, l'individualisme encore plus sauvage. Certes des efforts sont visibles
ci et là mais bien encore insuffisants.
Peut-être que le vraie question est la
suivante : peut-on concilier vie individuelle et vie collective?
Comprendre que chaque individualité, chaque structure fait partie du
Tout, que chaque entité est liée à toutes les autres et ne peut vivre indépendemment des autres.
Peut-on raisonnablement penser qu'une loi permettant d'évaluer le degré de délinquance d'un
enfant soit une réponse au mal être de la société, ou bien d'enfermer tous ceux qui gênent sans se
demander pourquoi ?
Les valeurs humaines ont été mises à
mal, et,
régulièrement, cycliquement, nous cherchons à retrouver les mêmes
choses que nous avons perdues, à recouvrer l'autorité à coups
de lois soutenues par des techniques nouvelles et plus encore
privatives de liberté, sous couvert d'un
principe de sécurité. Les techniques évoluent dans les secteurs où la
peur est la plus vive.
Saturne, représente aussi les limites du
connu, le passé. Saturne se transforme en force
d'inertie et devient un élément qui fragmente tout parce qu'il n'est
plus en phase avec la nécessité du véritable changement.
Pendant cette phase, les hommes
politiques ont laissé croire qu'ils allaient changer la société, apporter quelque chose de neuf. A ce propos, Marc-Vincent
Howlet vient d'écrire un livre, "le triomphe de la vulgarité" exposant une analyse pertinente de la
situation actuelle. Une
vidéo est actuellement visible sur le site de RUE89.
Nous voyons, avec cet aspect
Saturne-Neptune, qu'il convient de posséder une grande maturité, si l'on veut porter un idéal qui ne soit pas basé sur l'émotion et la
nostalgie du passé.
Dans ses "pensées tardives", C.G. Jung
écrivait ceci :
"...Mais l'individu
est, en règle
générale, tellement inconscient qu'il ne se rend même pas compte de ses
possibilités de décision et c'est pourquoi il recherche toujours
anxieusement des règles et des lois extérieures auxquelles, dans sa
perplexité, il puisse se tenir. Abstraction faite des insuffisances
généralement humaines, c'est l'éducation qui, pour une bonne part, est
coupable de cet état de choses, éducation qui cherche exclusivement ses
normes dans ce que l'on sait couramment, et qui ne parle jamais de ce
qu'est l'expérience personnelle de l'individu. On enseigne ainsi les
idéalismes dont, la plupart du temps, on sait sûrement qu'on ne pourra
jamais y satisfaire, et ils sont prêchés, es qualité par des êtres qui
savent qu'ils n'y ont jamais eux-mêmes satisfait et qu'ils n'y
satisferont jamais. Cette situation est habituellement supportée sans y
regarder de plus près.
Qui, par conséquent,
désire trouver une réponse au problème du mal, aujourd'hui posé, a
besoin en premier lieu d'une connaissance
approfondie de lui-même, c'est à dire d'une connaissance aussi poussée que possible
de sa totalité.
Il doit savoir sans ménagements de quelle somme de bien et de quels
actes honteux, il est capable, et il doit se garder de tenir la
première pour réelle et les seconds pour illusion. L'une et les autres
sont vrais en tant que possibilités et il ne pourra entièrement
échapper ni à la première ni aux seconds s'il prétend vivre (comme cela
devrait aller de soi) sans se mentir ni se flatter.
Mais on est en
général encore
tellement éloigné d'un semblable niveau de conscience que cette attente
paraît presque dénuée d'espoir, bien qu'existe chez beaucoup d'êtres
modernes la possibilité d'une connaissance profonde de soi-même. Une
telle connaissance serait nécessaire parce que ce n'est qu'en fonction
d'elle que l'on peut s'approcher de cette couche
fondamentale,
de ce noyau de la nature humaine on sein duquel on rencontre
les instincts.
Les instincts sont des facteurs dynamiques présents à priori dont, en
dernière analyse, dépendent les décisions éthiques de notre conscience.
Ils composent l'inconscient et ses contenus à propos duquel il n'y a
pas de jugement définitif. A son sujet on ne peut avoir que des
préjugés, car il nous est impossible d'embrasser par la connaissance de
la nature de l'inconscient, ni de lui assigner des frontières
naturelles. On ne peut parvenir à une connaissance de la nature que par
une science qui élargisse le conscient et c'est pourquoi une
connaissance approfondie de soi-même requiert également la science,
c'est à dire la psychologie....
Aujourdh'ui nous avons besoin de psychologie pour des raisons vitales.
Nous sommes perplexes, stupides et désorientés devant les phénomènes du national-socialisme et
du bolchévisme (nous pourrions ajouter du libéralisme sauvage, de la surconsommation, du
terrorisme, de tous les intégrismes) parce
qu'on ne sait rien de l'homme ou parce qu'on ne voit qu'une moitié
bancale et déformée de son image..."
C'est ce que m'a
inspiré cette
phase du cycle Neptuno-Saturnien. Il n'est pas très difficile de
constater que la planète Terre est malade. La critique est donc plus
aisée que la solution à apporter.
Si nous ne comprenons pas que le système actuel est mort, alors nous
souffrirons. Si nous n'avons pas confiance en la République, en nos
hommes politiques, ayons confiance en nous et en nos idéaux. Optons
pour un comportement plus neuf. Il n'est pas besoin d'aller couper des
têtes ni de tout faire sauter. Simplement, changeons nos habitudes.
Donnons nous rendez-vous en 2025 lors de la prochaine conjonction. Nous
aurons, je l'espère, l'occasion d'observer ce qui aura peut-être été
fait pendant la phase évolutive du cycle.
(Jacques, le 09 Mars 2008)
Ce jour 10 Octobre 2008
Sur le site du journal "Le Monde" je découvre un titre, "les kracks boursiers, une vieille
histoire". D'après cet article, ces désastres financiers se répètent depuis au moins 1637,
date du Krack dit "de la Tulipe" en Hollande. Saturne en Capricorne formait un sextile croissant avec Neptune en Scorpion.
En 1720, c'est la "faillite de Law" : Saturne en Scorpion est en opposition exacte avec Neptune rétrograde en Taureau.
En 1873, c'est le "krack de la bourse de Vienne", et là encore nous retrouvons Saturne
en Carré décroissant avec Neptune Rétrograde, formant une opposition pratiquement
exacte avec Mercure.
En 1882, "krack de l'Union générale", une faillite d'une banque française, alors
que Neptune rétrograde est en conjonction (7° ) avec Saturne Rétrograde en Taureau.
En 1929, "krack à Wall Street", qui a commencé en 1927 au moment où Saturne formait un
carré croissant avec Neptune. L'opposition aura lieu en 1935
Le 19 Octobre 1987, "krack à Wall Street", Saturne se rapproche de sa conjonction avec
Neptune
En 1998, "Krack russe et crise asiatique", Neptune et Saturne rétrogrades forment un
carré pratiquement exact entre elles. Saturne est opposée à Mercure
En 2000, "éclatement de la bulle internet", puis le 11 septembre 2001 n'ont pas eu d'effet
durables sur la bourse.
Et nous voici en 2008, krack boursier causé par la "crise des subprimes" aux Etats-Unis,
qui couvait d'ailleurs depuis quelques temps, en pleine phase d'opposition de Neptune et
Saturne.
Ces transits semblent bien montrer la relation de ces deux planètes avec la mise à mal
d'un système, en l'occurence financier. Saturne, symbole de toute structure, système et
ordre établi, est à chaque fois ébranlé par le grand dissolvant que représente Neptune.
Cette relation entre Saturne et Neptune paraît mettre en lumière deux principes :
l'exclusion, (Saturne) et l'inclusion (Neptune). Lorsque Saturne devient trop rigide,
trop exclusif, il
ne peut intégrer harmonieusement le Tout. Il se trouve alors
déséquillibré, voire détruit. Nous voyons les limites d'un système
virtuel et illusoire.
Or la nature humaine se transforme si lentement que nous assisterons probablement à d'autres
kracks.
Jacques